Par Sandra Embollo
Jugé pour des faits remontant à 1994, l’ancien chauffeur était accusé d’avoir transporté des miliciens responsables de massacres visant des civils tutsis. La cour a estimé que son rôle logistique avait contribué à la commission des crimes, confirmant ainsi sa culpabilité prononcée en première instance.
Installé en France au moment de son interpellation, Claude Muhayimana a été poursuivi en application du principe de compétence universelle, qui permet à la justice française de juger des crimes contre l’humanité commis à l’étranger.
Ce verdict s’inscrit dans les procédures engagées en France pour juger des suspects liés au génocide de 1994, qui a fait plus de 800 000 morts selon les Nations unies.
