Par Hajer Elina
Objet d’un buzz planétaire depuis qu’Emmanuel Macron les a arborées à Davos en tenant tête à Donald Trump, ces lunettes de soleil ont vu leurs ventes exploser en quelques jours. La séquence, largement relayée sur les réseaux sociaux et dans les médias internationaux, a propulsé le modèle au rang d’accessoire politique et tendance.
Cette notoriété soudaine profite directement au groupe italien propriétaire de la marque, qui avait racheté le fabricant jurassien ces dernières années. Selon des sources industrielles, les commandes ont bondi bien au-delà des prévisions initiales, obligeant l’entreprise à accélérer sa production et sa distribution sur plusieurs marchés étrangers.
Ce succès inattendu intervient toutefois dans un contexte social tendu. Le rachat du site jurassien par le groupe italien s’était accompagné de licenciements et d’une réorganisation industrielle, suscitant critiques syndicales et inquiétudes locales. Une situation qui relance le débat sur les retombées réelles des coups de projecteur médiatiques pour les territoires industriels.
Le fabricant jurassien, historiquement implanté dans l’est de la France, est reconnu pour son savoir-faire dans la lunetterie haut de gamme. Il a été racheté par un groupe italien dans le cadre d’une stratégie de consolidation du secteur, marquée par des réductions d’effectifs. L’apparition des lunettes à Davos, lors d’un échange tendu entre Emmanuel Macron et Donald Trump, a transformé un produit de niche en phénomène mondial.
