Par Zobel A Mbon
Cette rencontre de deux jours , vise à renforcer la gouvernance et la gestion de la transhumance dans une approche intégrée de développement durable. La transhumance transfrontalière est une activité économique et traditionnelle majeure en Afrique centrale.
Un enjeu majeur pour l’Afrique
Elle joue un rôle fondamental dans le développement économique, social et écologique de la région. Cependant, cette pratique est confrontée à des défis croissants : pression sur les espaces pastoraux, insécurité, dégradation des pâturages, etc.
Selon le directeur des pâturages, représentant du ministre camerounais de l’élevage, des pêches et des industries animales, la transhumance est une activité économique majeure en Afrique centrale, mais elle est confrontée à des défis croissants qui menacent la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté dans la région.
Un projet financé par l’union européenne.
Le projet financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la Fao vise à renforcer la gouvernance et la gestion de la transhumance entre le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine dans une approche intégrée de développement durable, conciliant préservation des ressources naturelles, sécurité des populations et équilibre socio-économique.
Le chargé de mission coordonnateur du comité technique en charge des questions de la transhumance au Cameroun a déclaré que le gouvernement camerounais est engagé en faveur de la gestion de la transhumance transfrontalière. <> a t-il déclaré.
Des objectifs clairs.
L’objectif de cette rencontre est d’examiner le document stratégique élaboré en 2024 afin d’en assurer une appropriation optimale et de l’enrichir par les contributions des participants. L’objectif est d’améliorer sa qualité et de garantir sa cohérence avec les défis réels de nos pays et de la sous-région.
Les participants à l’atelier espèrent que les analyses, les expériences et les contributions permettront d’affiner ce document stratégique en vue de sa validation prochaine au niveau sous-régional, au bénéfice d’une transhumance mieux organisée, pacifiée et porteuse de développement.

Le Cameroun a été choisi pour accueillir l’atelier intersectoriel consacré à la gestion de la transhumance transfrontalière entre le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine. Ce choix n’est pas anodin, car le Cameroun est un pays clé dans la sous-région, tant par sa position géographique que par son rôle stabilisateur. La position géographique du Cameroun, situé au cœur de l’Afrique centrale, en fait un carrefour naturel pour les échanges commerciaux et les mouvements de population. Son rôle stabilisateur dans la sous-région est essentiel pour promouvoir la paix et la sécurité.
Le Cameroun est directement concerné par la transhumance transfrontalière, car il partage des frontières avec le Tchad et la République centrafricaine. Les mouvements de population et les échanges commerciaux entre ces pays sont importants, et le Cameroun a un intérêt direct à trouver des solutions pour gérer ces flux. Le gouvernement camerounais a démontré son engagement en faveur de la gestion de la transhumance transfrontalière en participant activement aux initiatives régionales et en mettant en place des politiques pour promouvoir la paix et la sécurité dans la sous-région.
