Par Ilyass Chirac Poumie
Dans une prise de parole rendue publique, Ali Bongo Ondimba a contesté plusieurs déclarations récentes du président Brice Clotaire Oligui Nguema, estimant qu’elles déforment la réalité de leurs relations et de la situation politique passée.
Le chef de l’État gabonais avait affirmé lors d’une interview sur France 24 qu’il n’entretenait aucun différend personnel avec son prédécesseur, soulignant notamment qu’il avait été invité à une cérémonie officielle en hommage à Omar Bongo Ondimba.
Ali Bongo rejette cette version et accuse le pouvoir en place de contradictions, évoquant la situation de membres de sa famille poursuivis ou détenus depuis la transition militaire. Il dénonce ce qu’il présente comme des actes de pression publique contre ses proches et exige des explications sur ces procédures.
L’ancien président conteste également l’affirmation selon laquelle il aurait été un dirigeant absent et dépourvu de pouvoir effectif durant les dernières années de son mandat. Il rappelle avoir pris des décisions institutionnelles, notamment la nomination de hauts responsables militaires, et considère ces déclarations comme incompatibles avec la légitimité revendiquée par ses successeurs.
Ali Bongo met en cause la sincérité du discours du chef de l’État et estime que la situation judiciaire de sa famille illustre, selon lui, un traitement politique toujours en cours dans le pays.
De son côté, le pouvoir issu du coup d’État de 2023 continue d’affirmer que la transition visait à mettre fin à une gouvernance jugée affaiblie et contestée.
Le Gabon est dirigé depuis août 2023 par Brice Clotaire Oligui Nguema, arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’État ayant mis fin au long règne de la famille Bongo. Depuis, les relations entre l’ancien président et les nouvelles autorités restent marquées par des tensions politiques et judiciaires persistantes.
