Par Arlette Akoumou Nga
Le gouvernement du Ghana a décidé de porter devant une instance d’arbitrage international le différend qui l’oppose au Togo concernant la délimitation de leur frontière maritime commune.
L’annonce marque une nouvelle étape dans un dossier stratégique, en raison des ressources halieutiques et énergétiques potentielles de la zone contestée.
Selon les autorités ghanéennes, le recours à l’arbitrage vise à obtenir une décision juridiquement contraignante et à préserver des relations bilatérales apaisées. Accra affirme privilégier une solution fondée sur le droit international de la mer, après plusieurs cycles de discussions techniques restés sans aboutissement définitif.
Le différend porte sur la définition précise de la ligne de séparation des eaux territoriales et de la zone économique exclusive entre les deux États riverains du golfe de Guinée. La région suscite un intérêt particulier en raison de ses activités pétrolières offshore et de son importance pour la pêche.
À Lomé, les autorités togolaises n’ont pas encore détaillé leur position officielle sur la procédure envisagée, mais des sources diplomatiques évoquent une volonté commune d’éviter toute escalade et de privilégier un règlement pacifique.
Le recours à l’arbitrage international pourrait s’inscrire dans le cadre des mécanismes prévus par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Une telle procédure, bien que potentiellement longue, offrirait une base juridique claire pour la délimitation et sécuriserait les investissements dans la zone concernée.
En choisissant cette voie, le Ghana envoie un signal de confiance envers les institutions juridiques internationales, tout en cherchant à garantir la stabilité et la coopération régionale dans une zone stratégique d’Afrique de l’Ouest.
