Par Ashton Glen
Les autorités américaines ont renouvelé leur mise en garde maximale concernant la situation sécuritaire en Irak, alors même que l’espace aérien irakien a repris partiellement ses activités commerciales. Dans une alerte publiée par l’ambassade des États-Unis à Bagdad, Washington rappelle que le pays reste classé au niveau 4, soit la catégorie « Ne pas voyager ».
Les services diplomatiques américains soulignent que des risques importants liés à des missiles, drones et roquettes persistent dans l’espace aérien irakien. Les citoyens américains présents dans le pays sont appelés à partir « immédiatement ».
Selon l’ambassade, des milices armées irakiennes alliées à l’Iran continuent de préparer des attaques contre des citoyens américains ainsi que contre des intérêts associés aux États-Unis, y compris dans la région autonome du Kurdistan irakien.
Cette alerte intervient dans un contexte régional extrêmement tendu marqué par l’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Plusieurs attaques de drones et de roquettes ont récemment visé des installations militaires et diplomatiques américaines au Moyen-Orient.
La reprise limitée des vols commerciaux vise principalement à rétablir progressivement les liaisons internationales interrompues après plusieurs semaines de tensions militaires. Toutefois, les autorités américaines considèrent que les conditions de sécurité restent insuffisantes pour les voyageurs étrangers.
Washington recommande également à ses ressortissants d’éviter tout déplacement non essentiel dans la région et de surveiller en permanence les consignes de sécurité émises par les représentations diplomatiques américaines.
L’Irak accueille plusieurs groupes armés chiites soutenus par l’Iran, dont certains ont revendiqué ces dernières années des attaques contre des bases militaires abritant des soldats américains. Les États-Unis maintiennent encore plusieurs milliers de militaires en Irak dans le cadre des opérations de lutte contre l’organisation État islamique.
