Avec notre correspondant à Téhéran, Madani Charaf
Une foule de plusieurs milliers de personnes a participé mardi aux funérailles organisées dans la ville de Minab, dans la province d’Hormozgan, pour rendre hommage aux victimes d’un bombardement survenu samedi et ayant touché, selon les autorités iraniennes, une école pour filles.
D’après les responsables de la République islamique, plus de 100 personnes auraient été tuées dans cette attaque, un bilan qui n’a toutefois pas pu être confirmé de manière indépendante. Les autorités iraniennes affirment que la frappe aurait été menée conjointement par Israël et les États-Unis, dans un contexte de tensions militaires accrues au Moyen-Orient.
Lors des cérémonies funéraires, des milliers d’habitants ont défilé dans les rues de Minab, certains brandissant des portraits de victimes et des drapeaux iraniens. Les autorités locales ont dénoncé ce qu’elles qualifient de « crime contre des civils », promettant que la responsabilité de l’attaque serait établie.
De leur côté, Israël a déclaré ne pas avoir connaissance d’une frappe menée par ses forces ou celles des États-Unis contre un établissement scolaire en Iran. Washington a également indiqué examiner les informations disponibles, affirmant enquêter sur les circonstances de l’incident.
L’incident survient alors que les tensions militaires entre Iran, Israël et les États-Unis se sont fortement intensifiées ces derniers jours, marquées par des frappes, des attaques de drones et des menaces de représailles dans plusieurs zones du Moyen-Orient.
La ville portuaire de Minab, située non loin du détroit stratégique d’Ormuz, se trouve dans une région sensible pour la sécurité maritime et militaire de la région. Les informations sur l’attaque restent difficiles à vérifier en raison des restrictions d’accès et de communication dans la zone.
