Par Hajer Elina
Azar Mansouri, cheffe du Front des réformes, a été libérée sous caution vendredi, moins d’une semaine après son arrestation. L’annonce a été faite par son avocat, Hojjat Kermani, cité par l’agence de presse ISNA. Le montant de la caution n’a pas été rendu public.
Son porte-parole, Javad Emam, interpellé quelques jours plus tôt, a également été remis en liberté, tout comme Ebrahim Asgharzadeh, ancien membre du Parlement iranien et figure historique du mouvement réformateur.
Ces arrestations étaient intervenues dans la foulée des vastes manifestations qui ont secoué l’Iran en janvier, marquées par des critiques ouvertes contre le pouvoir et des revendications politiques et sociales. Les autorités ont notamment évoqué des accusations liées à une « atteinte à l’unité nationale », selon des informations relayées par les médias iraniens.
Le camp réformateur avait largement soutenu l’actuel président, Massoud Pezeshkian, lors de l’élection présidentielle de 2024. Toutefois, plusieurs figures de cette mouvance ont depuis pris leurs distances avec le gouvernement et exprimé leur soutien aux manifestants, accentuant les tensions avec les autorités.
Ces libérations interviennent dans un climat politique tendu, alors que les autorités iraniennes cherchent à contenir les contestations tout en surveillant étroitement les figures influentes du courant réformateur.
Le Front des réformes constitue la principale coalition des partis et personnalités réformateurs en Iran. Ce courant politique prône des réformes institutionnelles, davantage de libertés civiles et une ouverture politique progressive. Depuis plusieurs années, ses membres font régulièrement face à des arrestations et à des restrictions, particulièrement lors des périodes de contestation sociale et politique.
