Par Joël Onana
Le maire de la commune de Dschang, Jacquis Gabriel Kemleu Tchabgou, a publié un communiqué encadrant strictement les initiatives citoyennes en matière d’hygiène et de salubrité urbaine. Dans sa note, l’édile indique qu’il devient « récurrent » de constater que des groupes, organisés ou non, procèdent au nettoyage ponctuel des rues et de certains marchés de la ville.
S’il félicite ces « porteurs d’initiatives spontanées », le maire rappelle que « la réglementation en vigueur consacre la coordination et l’orientation générale de ce secteur à la Mairie ». À Dschang, précise-t-il, cette mission est assurée par deux structures municipales : l’Agence municipale de gestion des déchets et le service d’hygiène et salubrité.
Désormais, toute action de ce type devra être portée à la connaissance de la mairie afin d’être coordonnée et intégrée dans la stratégie communale. L’objectif affiché est de garantir une meilleure organisation, une capitalisation des efforts et la visibilité institutionnelle de la municipalité.
Cette sortie intervient moins d’une semaine après l’opération « Ville propre » lancée à Fokoué, dans le département de la Menoua, par des responsables du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Une initiative qui a mobilisé des militants et sympathisants autour d’activités de nettoyage public.
Si le communiqué municipal ne cite aucun parti politique, le contexte de cette campagne citoyenne donne à la décision du maire une portée particulière, dans un climat local où les actions de terrain des formations politiques suscitent parfois des frictions avec les autorités administratives.
La commune de Dschang est l’un des principaux centres urbains de la région de l’Ouest Cameroun. Les questions d’hygiène et de gestion des déchets y constituent un enjeu majeur de gouvernance locale. Le MRC, formation politique d’opposition, multiplie depuis plusieurs mois des actions de proximité dans différentes localités, notamment à travers des campagnes dites d’assainissement et de mobilisation citoyenne.
