Par Hayley Miles
Cette prise de position crée une friction diplomatique directe avec l’administration de Donald Trump, qui avait récemment présenté ce plan comme une étape majeure vers la fin du conflit.
Selon le cadre soutenu par les États-Unis et porté par le Board of Peace, Israël devrait replier ses forces jusqu’à la « ligne jaune » établie lors du cessez-le-feu d’octobre 2025. Netanyahu a explicitement déclaré qu’Israël n’avait « pas accepté » ces termes et qu’il maintiendrait ses positions actuelles — qui couvrent aujourd’hui plus de 60 % de Gaza — jusqu’à ce que le désarmement soit achevé.
Alors que le Hamas a accepté la feuille de route à condition qu’Israël se retire en premier, Netanyahu a écarté l’idée d’un retrait progressif, exigeant un « véritable désarmement, pas un désarmement fictif » avant tout mouvement de troupes.
Le Premier ministre a également durci le ton sur la question palestinienne; il réitére son opposition totale à la vision américaine plus large pour la région : tant qu’il restera Premier ministre, aucun État palestinien ne sera établi, ni à Gaza ni en Cisjordanie.
Selon des informations rapportées par CBS News et Fox News, le gouvernement de Netanyahu a formellement renvoyé le projet américain accompagné d’une liste d’objections. Netanyahu a précisé qu’Israël poursuivrait les discussions avec les responsables américains, tout en se disant prêt à « tenir bon même face à nos meilleurs amis » sur ses intérêts sécuritaires fondamentaux. De son côté, la direction du Hamas a appelé les États-Unis et les médiateurs régionaux à faire pression sur Israël pour qu’il respecte la feuille de route proposée.
cette controverse s’inscrit dans le prolongement du cessez-le-feu conclu à Gaza en octobre 2025, qui avait fixé une « ligne jaune » de retrait pour les forces israéliennes. Le plan de paix en quinze points porté par Washington, censé organiser le désarmement du Hamas et la reconstruction de l’enclave, se heurte désormais à un désaccord frontal entre Jérusalem et Washington sur le calendrier du retrait militaire et sur l’avenir politique des territoires palestiniens.
