Par Ilyass Chirac Poumie
À Madagascar, la crise politique s’intensifie. Dans une déclaration officielle ce dimanche, le président Andry Rajoelina a dénoncé une “tentative de prise de pouvoir illégale et par la force”, assurant que les institutions légitimes restaient “debout et déterminées à défendre la République”.
Cette annonce intervient après qu’un groupe de militaires, conduits par plusieurs officiers supérieurs, a proclamé avoir “pris le contrôle des forces armées malgaches”. Ces derniers, ayant rejoint la veille les manifestants antigouvernementaux, ont appelé les forces de sécurité à “refuser d’exécuter les ordres contraires à la volonté du peuple”.
Dans la capitale, Antananarivo, la tension est palpable. Des rassemblements massifs ont été observés près du siège du gouvernement, tandis que des patrouilles mixtes de la gendarmerie et de l’armée ont été déployées pour prévenir tout affrontement.
Aucune issue politique n’est encore en vue, mais la communauté internationale appelle déjà au calme et au respect de l’ordre constitutionnel.
Andry Rajoelina, élu président en 2019 après une décennie marquée par des crises politiques récurrentes, fait face depuis plusieurs mois à une contestation croissante. L’opposition l’accuse de dérive autoritaire et de mauvaise gouvernance, dans un contexte socio-économique difficile. Madagascar, qui a déjà connu plusieurs coups d’État depuis son indépendance, semble à nouveau au bord d’une instabilité majeure.
