Par Armand Soussia
La scène s’est déroulée à Maroua 3e dans un climat de forte tension électorale. Selon des témoins, le sous-préfet, hors de lui, a violemment agressé la cheffe d’antenne communale d’Elecam qui venait de relever de ses fonctions la présidente d’un bureau de vote. Cette dernière, militante du Rdpc et épouse du sous-préfet, avait été remplacée pour manquement présumé à la neutralité du processus électoral.
Pris d’une colère noire, le sous-préfet se serait rué sur l’agente d’Elecam, la rouant de coups en plein jour, sous les yeux médusés des forces de l’ordre et des électeurs. Les gendarmes et policiers présents ont dû intervenir promptement pour empêcher que le drame ne tourne à l’irréparable.
Cet incident survient à la veille d’un scrutin présidentiel marqué par une forte méfiance entre les autorités administratives et Elecam, souvent accusé de complaisance envers le parti au pouvoir. À Maroua comme dans d’autres localités du Septentrion, la pression s’intensifie autour du contrôle des bureaux de vote, dans un contexte où la neutralité du processus électoral est plus que jamais mise à l’épreuve.
