Par Joël Onana
Dans cette lettre conjointe, les deux dirigeants admettent que le processus ayant conduit au projet de création de FIFA Forward Enterprise (FFE) n’a pas été suffisamment transparent et qu’il n’a pas fait l’objet des consultations nécessaires avec les associations membres et les instances dirigeantes. Ils présentent leurs excuses pour cette gestion du dossier et promettent une révision des procédures de gouvernance afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise.
Le projet visait à lever plusieurs milliards de dollars en ouvrant le capital d’une nouvelle structure commerciale détenant une partie des droits liés à la Coupe du monde. Face à une vive opposition de nombreuses fédérations, de l’Uefa, de dirigeants du football et d’anciens joueurs, la Fifa a finalement abandonné l’initiative.
Malgré les excuses formulées dans la lettre, la crise est loin d’être terminée. Plusieurs fédérations ont retiré leur soutien à une nouvelle candidature de Gianni Infantino à la présidence de la Fifa, tandis que des voix influentes réclament désormais sa démission. Réunis en urgence au Maroc, les principaux dirigeants de l’instance ont néanmoins réaffirmé leur soutien au président, tout en reconnaissant que la gestion de cette affaire a porté atteinte à la crédibilité de l’organisation.
Le scandale autour de la « vente de la Coupe du monde » constitue la plus grave crise de gouvernance traversée par la Fifa depuis l’arrivée de Gianni Infantino à sa tête en 2016. L’élection présidentielle de mars 2027 s’annonce désormais sous haute tension, sur fond de divisions croissantes au sein du football mondial.
