Par Ross Hill
Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi que les États-Unis avaient mené de nombreuses frappes meurtrières contre l’État islamique dans le nord-ouest du Nigeria, en réaction aux attaques visant des chrétiens. Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a affirmé que le ministère de la Guerre avait réalisé des frappes « parfaites » contre des terroristes qui n’auraient pas cessé leurs exactions.
Selon l’Afp, le commandement américain en Afrique a précisé sur X avoir frappé, à la demande des autorités nigérianes, des cibles de l’État islamique dans l’État de Sokoto, tuant plusieurs combattants. Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, s’est dit reconnaissant pour le soutien et la coopération du gouvernement nigérian, saluant l’opération menée par son ministère.
D’après l’Afp, ces assauts constituent la première intervention militaire américaine au Nigeria sous Donald Trump. Le président américain avait récemment évoqué une menace « existentielle » pesant sur les chrétiens du pays, allant jusqu’à parler de génocide, des accusations rejetées par les autorités nigérianes.
Afp. Le Nigeria est confronté à une insurrection djihadiste depuis 2009, menée notamment par Boko Haram et la branche ouest-africaine de l’État islamique. Selon l’Onu, le conflit a fait au moins 40 000 morts et déplacé environ deux millions de personnes, principalement dans le nord-est du pays, avec des répercussions au Niger, au Tchad et au Cameroun.
Afp. Mercredi, une explosion dans une mosquée de Maiduguri, capitale de l’État de Borno, a fait cinq morts et 35 blessés. La police nigériane évoque un possible attentat-suicide. Bien que la ville ait connu une accalmie ces dernières années, les autorités et les analystes s’inquiètent d’une résurgence de la violence djihadiste dans les zones rurales du nord-est.
