Par Ilyass Chirac Poumie
La famille d’Anicet Georges Ekane a officiellement rejeté les convocations du Secrétariat d’État à la Défense en charge de la Gendarmerie nationale, délivrées pour des auditions prévues le 24 décembre 2025. Dans une lettre adressée au Sed, les ayants droit annoncent avoir mandaté leurs avocats afin de défendre leurs intérêts et de clarifier les circonstances du décès.
Les conseils de la famille indiquent avoir été formellement constitués par la veuve, Jeanne Edwige Soguë, les enfants et les collatéraux du défunt. Ils précisent que, compte tenu des circonstances jugées suspectes entourant le décès d’Anicet Georges Ekane, survenu alors qu’il était privé de liberté et pris en charge dans une structure relevant de la Gendarmerie nationale, la famille ne se sent pas disposée à se présenter dans des locaux de cette institution pour participer à une enquête conduite par ses propres agents.
Les avocats sollicitent en conséquence le dessaisissement de la Gendarmerie nationale au profit d’une commission d’enquête indépendante, publique, composée de personnalités assermentées, compétentes et crédibles, chargée d’élucider les causes réelles du décès.
Anicet Georges Ekane, figure politique camerounaise, est décédé le 1er décembre 2025 au Centre médical de la Gendarmerie nationale à Yaoundé. Son décès est intervenu alors qu’il se trouvait sous la garde des forces de gendarmerie, suscitant des interrogations et des réactions au sein de l’opinion. Des convocations avaient été émises par la Gendarmerie pour entendre des membres de la famille dans le cadre de l’enquête ouverte.
