Par Reagan Lebisabo
Des représentants de la République démocratique du Congo et du mouvement rebelle M23 ont signé, samedi, au Qatar, un accord-cadre en vue d’un accord de paix destiné à mettre un terme aux combats dans l’est du pays. Cette initiative marque une étape majeure dans les efforts diplomatiques en cours pour désamorcer un conflit qui déstabilise durablement les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Selon les médiateurs qataris, ce document trace les grandes lignes d’un futur accord global, notamment le retrait progressif des combattants du M23, la réinstallation des populations déplacées et la mise en place de mécanismes sécuritaires conjoints. Les parties se sont engagées à poursuivre les discussions dans les prochaines semaines afin de préciser les modalités pratiques et le calendrier d’application.
Le gouvernement congolais salue un « pas significatif vers la paix », tandis que plusieurs observateurs appellent à la vigilance, rappelant les nombreux cessez-le-feu non tenus depuis le retour en force du M23 en 2021.
Le M23, réapparu après plusieurs années d’inactivité, contrôle depuis 2022 des zones stratégiques du Nord-Kivu, alimentant une crise humanitaire majeure. Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir le mouvement, ce que Kigali dément. Les efforts diplomatiques impliquant l’Union africaine, la CIRGL et des partenaires internationaux n’ont jusqu’ici permis que des trêves temporaires. L’accord-cadre signé au Qatar pourrait ouvrir une nouvelle phase si les engagements sont respectés.
