Par Sandra Embollo
Le gouvernement sénégalais a fait part de sa volonté de renforcer l’arsenal juridique encadrant la répression de l’homosexualité. Selon des responsables officiels, un projet de réforme prévoit de doubler les peines actuellement en vigueur, dans un contexte de débats récurrents sur les valeurs sociétales et la pression de certains mouvements religieux et conservateurs.
À l’heure actuelle, la législation sénégalaise punit les « actes contre nature » de peines pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et d’amendes. La réforme envisagée viserait à porter ces sanctions à un niveau plus élevé, sans que le calendrier parlementaire précis n’ait encore été communiqué.
Les partisans du durcissement invoquent la défense des « valeurs culturelles et religieuses » du pays. À l’inverse, des organisations de défense des droits humains dénoncent une initiative qu’elles jugent discriminatoire et contraire aux engagements internationaux du Sénégal en matière de droits fondamentaux.
Ce projet intervient dans un climat régional où plusieurs pays africains ont récemment adopté ou envisagé des lois plus sévères à l’encontre des personnes LGBTQ+. Les réactions de la société civile sénégalaise et des partenaires internationaux pourraient peser sur l’évolution du texte dans les prochains mois.
