Par Joël Onana
Dans une lettre ouverte de près de 900 mots, publiée sur son compte Instagram et celui de la Fifa, le dirigeant suisse a affirmé que le Mondial organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique restera comme « le meilleur spectacle du monde ». Il a salué une compétition disputée dans des conditions de « sécurité totale », assurant qu’elle avait rapproché les peuples et démontré une nouvelle fois le pouvoir du football comme facteur d’unité.
Gianni Infantino a notamment répondu aux nombreuses polémiques qui ont marqué le tournoi. Il a minimisé les critiques liées à l’affaire Folarin Balogun, dont la suspension après un carton rouge avait été levée à la suite d’une intervention du président américain Donald Trump, estimant que ce type de décision disciplinaire n’avait rien d’exceptionnel dans le football mondial.
Le président de la Fifa a également rejeté les accusations concernant les restrictions de visas ayant empêché certains supporters, officiels et arbitres de rejoindre les États-Unis. Selon lui, les détracteurs se sont focalisés sur « quelques personnes » auxquelles un visa a été refusé, tout en ignorant les millions de visiteurs ayant pu assister au tournoi. Il a aussi mis en avant la participation de pays confrontés à des crises politiques ou sécuritaires, notamment l’Iran, comme preuve de la capacité du football à rassembler malgré les tensions internationales.
S’adressant directement aux journalistes et commentateurs, Infantino a déclaré que certains avaient passé la compétition à « semer les graines de la haine » au lieu de reconnaître les réussites du Mondial. Il les a invités à « réfléchir, méditer, prier ou regarder un match de football » afin de retrouver un peu de sérénité, concluant son message par un « Much love to all » (« Beaucoup d’amour à tous »).
Cette sortie intervient alors que la Fifa et son président restent sous le feu des critiques de plusieurs fédérations européennes et d’observateurs du football, notamment au sujet de la gouvernance de l’instance, des décisions arbitrales et disciplinaires, de la commercialisation croissante des compétitions et des liens entretenus par Gianni Infantino avec Donald Trump.
