Par Ross Hill
Un millier de manifestants se sont rassemblés dimanche 4 janvier dans la matinée devant l’ambassade des États-Unis à Madrid pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’« agression impérialiste ». Les participants protestaient contre l’intervention militaire américaine au Venezuela, qui a conduit à l’enlèvement du président Nicolas Maduro et à son exfiltration hors du pays.
À Amsterdam, plusieurs centaines de personnes ont également manifesté dimanche à la mi-journée devant le consulat des États-Unis. Les manifestants ont brandi des pancartes portant des slogans tels que « Yankee go home », « Stop killing for oil » ou encore « Stop Trump’s fossil army », selon l’agence de presse néerlandaise ANP. Les organisateurs ont dénoncé une intervention motivée, selon eux, par des intérêts économiques et énergétiques.
Ces rassemblements s’inscrivent dans une vague de protestations internationales contre l’opération américaine au Venezuela, qui suscite de vives réactions politiques et populaires en Europe et en Amérique latine.
Depuis l’annonce par Washington de la capture de Nicolas Maduro lors d’une opération militaire, plusieurs pays et organisations ont exprimé leurs inquiétudes quant au respect de la souveraineté vénézuélienne et du droit international. Des manifestations de soutien au Venezuela et de condamnation de l’intervention américaine ont été signalées dans plusieurs capitales, tandis que la communauté internationale multiplie les initiatives diplomatiques face à l’escalade des tensions.
