Par Matheo Enrique
Plus de 200 prisonniers politiques détenus à la prison de Rodeo I, en périphérie de Caracas, ont lancé dimanche une grève de la faim pour exiger leur libération au titre d’une loi d’amnistie récemment adoptée par l’Assemblée nationale vénézuélienne.
La mesure, promue par les autorités intérimaires, visait à libérer des personnes incarcérées pour des motifs politiques, dans un contexte de réformes institutionnelles après la capture de l’ancien président Nicolás Maduro lors d’une opération américaine en janvier 2026. Elle a déjà permis la libération de plusieurs dizaines de détenus.
Toutefois, les grévistes affirment que la loi ne s’applique pas à eux, notamment parce qu’elle exclut certaines catégories de détenus, comme les militaires ou ceux accusés de « terrorisme », accusations courantes dans cet établissement. Dans leurs appels à la liberté, certains hurlaient « Liberté ! » à travers les murs de la prison, selon des témoins.
Les familles des détenus dénoncent une exclusion injuste et demandent une extension de l’amnistie pour couvrir tous les prisonniers politiques, alors que plus de 1 500 demandes ont été déposées pour bénéficier de la mesure.
Ce mouvement de protestation met en lumière les tensions persistantes entre les autorités et les défenseurs des droits humains sur l’application de la réforme pénale et la situation des détenus politiques au Venezuela.
