Par Olivia Lemot
L’incident s’est produit mardi 15 septembre, après une réunion au Parlement flamand. Alors qu’il s’apprêtait à quitter les lieux vers 17 heures, Frédéric Erens, 58 ans, s’est rendu aux toilettes en laissant exceptionnellement son téléphone portable sur son bureau. Au moment de ressortir, une pièce de la serrure s’est cassée, bloquant la porte et laissant le député prisonnier de la cabine.
L’élu a tenté d’attirer l’attention en frappant contre la porte, mais la plupart de ses collègues avaient déjà quitté le bâtiment. Aucun de ses appels n’a été entendu et aucun téléphone ne lui permettait de contacter les secours. Au fil des heures, un autre problème est apparu : l’aération de la pièce ne fonctionnait que lorsqu’un mouvement était détecté et l’air devenait difficilement respirable.
Pour améliorer la circulation de l’air, Frédéric Erens a utilisé un objet métallique trouvé sur place afin de percer deux trous dans la porte. Il expliquera ensuite avoir dû jouer les « MacGyver » pour pouvoir respirer durant cette longue nuit.
Ce n’est que vers 6 heures du matin, soit près de treize heures après le début de sa mésaventure, que l’arrivée du personnel de nettoyage a permis de découvrir sa présence. La porte étant toujours impossible à ouvrir normalement, les secours ont finalement utilisé un pied-de-biche pour le libérer.
Souffrant notamment de difficultés respiratoires, le parlementaire a été transporté à l’hôpital Saint-Jean de Bruxelles pour des examens. Il a pu quitter rapidement l’établissement et son état ne suscitait plus d’inquiétude. Le Parlement flamand a indiqué que la serrure serait examinée et que des mesures seraient envisagées afin d’éviter qu’un tel incident ne se reproduise.
