Par Sandra Embollo
Près de 16 millions de Marocains étaient inscrits sur les listes électorales pour ce scrutin destiné à renouveler la Chambre des représentants. Au terme de la journée de vote, seuls 38,02 % des électeurs ont participé, soit une baisse de plus de 12 points par rapport aux législatives de 2021, qui avaient enregistré une participation de 50,18 %.
Le niveau enregistré en 2026 reste toutefois légèrement supérieur à celui de 2007, année au cours de laquelle la participation avait atteint environ 37 %. Il constitue néanmoins le taux le plus faible observé lors d’une élection législative marocaine depuis près de deux décennies.
Cette faible mobilisation intervient dans un contexte de préoccupations liées notamment au chômage, aux inégalités, au pouvoir d’achat ainsi qu’aux services publics. Des témoignages recueillis par l’AFP font également état d’un désenchantement d’une partie de la population à l’égard de la classe politique.
Le scrutin intervient par ailleurs après une période marquée par des mobilisations de jeunes Marocains autour de questions sociales, notamment l’accès à la santé et à l’éducation.
Les résultats doivent déterminer la nouvelle composition de la Chambre des représentants. Le parti arrivé en tête est appelé à jouer un rôle central dans la formation du prochain gouvernement, le Premier ministre étant nommé par le roi parmi les membres du parti arrivé en tête des élections.
