Par Eric Boniface Tchouakeu
Célestin Bedzigui, le leader du Parti de l’Alliance Libérale (PAL), qui présente Seta Caxton Ateki à la future élection, des représentants du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) de l’ancien Ministre et désormais candidat Issa Tchiroma Bakary, tout comme, le Président de l’United Socialist Democratic Party (USDP), Prince Ekosso, candidat recalé à la présidentielle, ainsi que le Secrétaire Général de l’un des courants de l’Union des Populations du Cameroun, Pierre Baleguet Nkot, étaient aussi présents.
Dans une déclaration commune, ils affirment, « conscients de la volonté du peuple exprimée pour le changement », être engagés « dans le choix d’un candidat consensuel autour d’un programme commun », candidat « consensuel » et non candidat « unique », il faut bien le souligner. Ils invitent au passage « le peuple à jouer sa partition citoyenne en votant massivement » ; car « le peuple uni sera toujours vainqueur », concluent ces leaders.Bien avant, ils affirment leur « détermination inébranlable à faire face à la stagnation et à la menace existentielle que représente le régime au pouvoir depuis 43 ans », et déclarent leur « unité dans l’action » ; « une nouvelle vision pour le Cameroun » ; et « la mobilisation de tous les camerounais : jeunes, femmes, hommes, société civile et diaspora, à se lever, comme un seul homme, déterminés. »
Il n’échappe à personne, que le Président du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN), Cabral Libii, classé 03ème à la dernière élection présidentielle du 07 octobre 2018, avec un peu plus de 06% des voix, et le Chairman du Social Democratic Front, Joshua Osih, quatrième au dernier scrutin avec un peu moins de 05% de suffrages, ne font pas partie de cette autre coalition des opposants regroupés à Foumban.
Ces deux acteurs politiques, à nouveau en lice en 2025, ont obtenu à eux deux en 2018, plus du double de suffrages que ceux qui dans le groupe réunis à Foumban, étaient candidats, ou représentés à travers leur formation politique, à l’exception du parti Univers qui avait présenté Cabral Libii.Aucun représentant de l’ancien Premier Ministre Bello Bouba Maigari, leader de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), deuxième parti politique sur l’échiquier national en terme du nombre d’élus n’étaient également présent, alors que Bello Bouba Maigari est aussi candidat au futur scrutin présidentiel.
Ce dernier avait recueilli un peu plus de 19% de voix, à la seule élection présidentielle à laquelle il s’était jusqu’ici présenté le 11 octobre 1992.Enfin, et c’est le plus important, aucun plénipotentiaire de l’Alliance Politique pour le Changement (APC), la coalition qui soutient le principal opposant, Maurice Kamto, deuxième en 2018, avec un peu plus de 14% de suffrages, et dont personne n’ignore aujourd’hui que ses faits et gestes auront un grand impact au sein de l’opposition relativement à la présidentielle attendue, n’était à réunion du 02 août à Foumban.
Telle que les choses se présentent pour l’instant, aucun candidat « consensuel » issu des rangs de ceux qui se sont retrouvés récemment dans la ville historique, ne semble être en mesure de fédérer largement les forces de l’opposition, à moins qu’il ne bénéficie du soutien des autres que nous avons listés, et particulièrement du principal opposant. Une telle hypothèse relève aujourd’hui presque de l’utopie, car c’est l’inverse qui semblerait raisonnable, à moins d’un incroyable retournement de situation, parce qu’en politique, tout est possible.
