Par Arlette Akoumou Nga
Le rapport partagé par Tulsi Gabbard s’oppose à la conclusion de décembre 2016 selon laquelle le président russe Vladimir Poutine avait favorisé Donald Trump lors des élections, rapporte le New York Times. Il fournit, entre autres, des informations sur l’évolution de l’examen des activités russes par les agences d’espionnage américaines et sur le débat concernant leur évaluation.
En même temps que la publication de ce nouveau rapport, Tulsi Gabbard a martelé, mercredi, que l’administration Obama faisait la promotion du «mensonge» selon lequel le Kremlin a aidé le président Trump à gagner les élections de 2016. L’administration Obama de l’époque a conspiré à subvertir la volonté du peuple américain, affirme Tulsi Gabbard. «En travaillant avec leurs partenaires dans les médias pour promouvoir le mensonge, afin de saper la légitimité du président Trump, essentiellement en promulguant un coup d’État de plusieurs années contre lui», a-t-elle dénoncé mercredi sur X. Elle a déclaré que le président américain avait ordonné la déclassification de son rapport et que les informations montraient «l’instrumentalisation et la politisation du renseignement les plus flagrantes de l’histoire des États-Unis».
Tulsi Gabbard a été félicitée par le président américain pour son enquête sur les conclusions des services de renseignement et a longuement expliqué que l’évaluation de 2016 faisait partie d’une chasse aux sorcières contre lui. Des rapports avaient été publiés auparavant afin de constater si l’ingérence russe avait pu favoriser la victoire de Donald Trump en novembre 2016 face à la candidate démocrate Hillary Clinton.
Un premier rapport publié en 2017 effectué par des agences de renseignements, dont la CIA et le FBI, mettait en évidence l’existence d’interférences russes, sans prouver qu’elles menaient nécessairement à la victoire de Donald Trump. Tulsi Gabbard avait notamment déclaré avoir mis son rapport à la disposition de la Justice samedi pour prouver que l’administration Obama avait bel et bien falsifié des documents tentant de délégitimer la première présidence de Trump.
Le président a été vivement critiqué dernièrement pour sa gestion des documents liés au financier en disgrâce Jeffrey Epstein, et ses attaques contre l’administration Obama semblent faire partie d’une stratégie de diversion et de détournement.
