Par Sandra Embollo Avec Afp
L’affaire avait provoqué un tollé international. Ce jeudi 24 juillet, trois juges de la Cour fédérale australienne ont ouvert la voie à la possibilité de poursuites judiciaires pour cinq Australiennes ayant subi un examen gynécologique forcé en 2020 alors qu’elles avaient embarqué sur un vol Qatar Airways à Doha (Qatar).
“Un crime horrible” à l’origine du scandale
“Même si le but de ces examens décidés dans l’urgence était d’empêcher la fuite des auteurs d’un crime horrible, l’État du Qatar regrette la détresse ou la violation des libertés individuelles que cette action a pu causer à des voyageurs”, avait à l’époque regretté la société qatarie de transport aérien après avoir fait débarquer plusieurs femmes de dix avions pour leur faire passer des examens gynécologiques invasifs. Les autorités locales recherchaient la mère d’un nouveau-né prématuré découvert dans les toilettes de l’aéroport le 2 octobre 2020. Une situation “gravement troublante” et “grossière” avait réagi Canberra (Australie).
Des poursuites précédemment refusées
Cinq Australiennes avaient alors engagé une action en justice contre Qatar Airways. En plus de ces agressions, elles ont dénoncé avoir été emprisonnées à tort. Mais l’année dernière, la Cour fédérale d’Australie avait indiqué qu’elles ne pouvaient pas poursuivre directement la compagnie aérienne. Cette décision a finalement été annulée ce jeudi 24 juillet en appel, a rapporté l’Afp.
L’incident avait provoqué une querelle diplomatique entre l’Australie et Doha. Canberra protestait fermement contre le traitement réservé à ses ressortissantes. Au total et d’après l’Afp, 18 femmes dont treize Australiennes ont été concernées. Une Française figurait parmi les victimes.
