Par Julie Peh, de retour de New-Bell
Plusieurs habitations ont été consumées par les flammes, plongeant les habitants dans la panique et la désolation.Selon des témoins, l’attente des secours a viré au cauchemar.
« Nous avons appelé les pompiers à plusieurs reprises. Ils disaient qu’ils arrivaient, mais pendant plus de deux heures, nous étions seuls face au feu »,
a confié à Panorama Papers un riverain.
Lorsque les sapeurs-pompiers sont finalement arrivés sur les lieux, leur intervention a suscité la colère des habitants.
« Au lieu d’attaquer directement les flammes, ils se sont acharnés sur des tas de charbon. C’était incompréhensible », s’indigne Mireille T., commerçante du quartier.
Excédée, une partie de la population a fini par repousser les secouristes.
« Les gens leur lançaient des seaux d’eau, des pierres et même des injures. C’était la goutte de trop »,
témoigne encore un jeune homme présent sur les lieux.
Joint par téléphone, un responsable local de la sécurité civile, qui a requis l’anonymat faute d’autorisation hiérarchique, reconnaît que
« l’équipement des pompiers reste limité face à des feux d’une telle ampleur ».
Aucune victime n’a pour l’instant été signalée, mais les dégâts matériels sont considérables. L’incident met en lumière les carences persistantes des services d’urgence dans la capitale économique camerounaise et la vulnérabilité des populations face aux catastrophes.
