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Cameroun I Affaire Martinez Zogo: Deux Anciens Responsables De La Dgre Disculpent Léopold Maxime Eko Eko

Au Tribunal militaire de Yaoundé, les témoignages de deux anciens hauts responsables de la DGRE fragilisent la thèse de l’accusation contre l’ancien directeur général Léopold Maxime Eko Eko, dans le cadre du procès relatif à l’assassinat du journaliste Martinez Zogo.

by Panorama papers
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Par Joël Onana

L’étau semble se desserrer autour de Léopold Maxime Eko Eko, ancien patron de la Direction générale de la recherche extérieure. Lors des audiences en cours au Tribunal militaire de Yaoundé, les dépositions du Commissaire divisionnaire Ellong Lobe James, ancien conseiller technique numéro un, et de Mme Emmanuella Moudie, ex-chef de la Division de la surveillance électronique, ont apporté des éléments jugés déterminants par la défense.

Les deux témoins ont affirmé que Léopold Maxime Eko Eko n’a jamais donné d’instruction visant la filature, la torture ou l’élimination de Martinez Zogo. Ils ont également soutenu que les méthodes employées par le lieutenant-colonel Justin Danwé ne correspondaient ni aux procédures internes de la DGRE ni aux pratiques validées sous la direction de l’ancien directeur général.

Selon leurs déclarations, Martinez Zogo ne constituait pas une menace stratégique pour la Dgre. Bien au contraire, vivant, il représentait une source d’informations importante et faisait déjà l’objet d’une surveillance électronique officielle. Son assassinat serait donc, d’après eux, incompatible avec toute logique opérationnelle attribuable à Léopold Maxime Eko Eko.
Ces témoignages renforcent la thèse selon laquelle le lieutenant-colonel Justin Danwé aurait agi de sa propre initiative, en dehors de toute chaîne hiérarchique, sans rendre compte à ses supérieurs et pour des motivations personnelles, en utilisant illicitement des moyens de l’État.

Martinez Zogo, journaliste et animateur radio, a été enlevé puis assassiné en janvier 2023, une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique camerounaise. Léopold Maxime Eko Eko, alors directeur général de la Dgre, a été poursuivi aux côtés de plusieurs autres accusés. Le procès, toujours en cours devant le Tribunal militaire de Yaoundé, vise à établir les responsabilités dans cette affaire emblématique mêlant services de renseignement, forces de sécurité et atteinte grave à la liberté de la presse.

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