Par Ross Hill
Mardi soir, alors qu’il s’envolait de la base aérienne conjointe Andrews (Maryland) pour Zurich, où il devait participer au Forum économique mondial à Davos, Air Force One a fait demi-tour peu après le décollage, a indiqué la Maison-Blanche, évoquant un « problème électrique mineur » détecté par l’équipage.
L’appareil, un Boeing VC-25 modifié, est ainsi revenu en toute sécurité à Joint Base Andrews après que les lumières de la cabine de presse ont brièvement vacillé peu après le décollage, selon des journalistes présents à bord.
Le président Trump a ensuite continué son voyage vers Davos, en Suisse, à bord d’un autre avion de l’US Air Force, un Boeing 757 (Air Force C-32), avec son équipe et des membres du Cabinet, bien que son arrivée dans la ville zurichoise soit retardée de plusieurs heures.
Lors du retour à la base, la porte-parole Karoline Leavitt a plaisanté auprès des reporters en comparant la situation au luxueux Boeing 747-8 d’une valeur estimée à 400 millions de dollars, offert l’an dernier par la famille royale du Qatar pour faire partie de la flotte présidentielle et en cours de rénovation pour être utilisé comme futur Air Force One.
Le voyage de Trump à Davos intervient alors que ses positions, notamment sur l’ambition controversée d’acquérir le Groenland et ses relations avec les alliés européens, sont sous les projecteurs à l’occasion de ce forum international.
Les deux avions actuellement désignés sous le nom Air Force One sont en service depuis près de 40 ans, et des avions de remplacement sont en développement depuis plusieurs années, avec des retards persistants. Face à ces retards, la Maison-Blanche a accepté en 2025 un Boeing 747-8 de luxe offert par le Qatar, qui doit être adapté aux normes de sécurité requises pour transporter le président. La plaisanterie de Leavitt survient dans ce contexte de débat sur la modernisation de la flotte présidentielle et les choix faits par l’administration.
