Par Mon’Esse
Le préfet du département camerounais du Mfoundi (Centre), Emmanuel Mariel Djikdent a interdit, dans sa zone de compétence, le port et la détention de tout type d’armes blanches (poignards, machettes, lames, ciseaux, rasoirs, outils tranchants ou pointus) en milieux inappropriés.
Selon cet arrêté parvenu samedi à la rédaction, toute personne trouvée en possession d’une arme blanche, en milieu inapproprié sera interpellée et déférée par-devant le procureur de la république aux fins de droit, conformément aux dispositions légales.
L’autorité préfectorale indique prendre ladite mesure «dans le cadre de la lutte contre la criminalité et le grand banditisme» qui règneraient ainsi dans le département qui abrite la capitale, Yaoundé.
En mi-juillet de l’année dernière, Emmanuel Mariel Djikdent avait déjà pris un arrêté déclarant que «toute personne qui appelle au soulèvement contre les institutions (…) ; outrage dangereusement les institutions ou celui qui les incarne (…) et entreprend des manœuvres pouvant entraîner des troubles à l’ordre public, est susceptible d’être frappée d’une interdiction de séjour dans le département».
«Il n’en a ni le pouvoir, ni le droit, ni le statut. Ce sont les prérogatives du Parlement, s’était alors écrié le bâtonnier de l’Ordre des avocats, Me Mbah Eric Mbah. Un préfet ne peut pas s’asseoir en conférence de presse et dire qu’il va expulser des gens pour avoir fait ceci ou cela.»
L’on note qu’un vent de tension monte de plus en plus, du côté des autorités camerounaises, à mesure qu’approche l’élection présidentielle prévue en octobre.
