Par Adam Newman
Sam Altman est loin d’être le seul à s’exprimer. Mardi 27 janvier, Tim Cook, le PDG d’Apple, a fait savoir à ses salariés qu’il avait le « coeur brisé » par les événements de Minneapolis.
Même son de cloche pour plus de 60 chefs d’entreprise du Minnesota, l’État où ont eu lieu les deux homicides, qui ont signé une lettre ouverte pour appeler à la désescalade : « Au vu des tragiques événements d’hier [samedi 24 janvier, lorsqu’Alex Pretti a été tué par balles par les forces fédérales, Ndlr], nous appelons à une désescalade immédiate des tensions et demandons aux autorités locales, régionales et fédérales de travailler ensemble pour trouver des solutions concrètes. »
Jusque-là, les patrons s’étaient montrés silencieux, certainement par peur des représailles. La pression de leurs salariés a probablement joué un rôle dans le changement de ton. Plus de 450 employés de Google, Meta ou encore OpenAI se sont adressés publiquement à leurs patrons ce week-end. Leur message : « Faites pression sur la Maison Blanche pour que ICE se retire des villes américaines. » Et puis, en coulisses, nombre de patrons craignent que ce climat tendu nuise à leur capacité à attirer de nouveaux talents.
Si ces prises de position se multiplient chez les patrons, elles restent souvent très prudentes. « Le président Donald Trump est un grand leader », a par exemple rappelé Sam Altman dans son message interne. Ou comment tenter de rassurer ses salariés, tout en ménageant le président. Le milieu de la Tech, ainsi que la plupart des grands patrons américains, s’était bel et bien rangé derrière le républicain dès la campagne présidentielle.
