Par Mon’Esse
Si cette session, la première de l’année, apparaît normale, un détail, ayant sans doute échappé à beaucoup, figure dans cet arrêté qui précise que «le président de la République, consulte» la chambre basse, ce qui laisse, selon plusieurs observateurs, supposer que Paul Biya voudrait annoncer, aux élus, son intention de proroger leur mandat.
En août 2024, et selon la volonté du chef de l’Etat, ce bail avait déjà prorogé, depuis le 10 mars 2025, jusqu’au 30 mars de cette année, «la justification du décalage repos[ant] sur la nécessité d’alléger le calendrier électoral», le pays ayant organisé un scrutin présidentiel l’année dernière.
Cette fois, même si les raisons d’une telle éventualité n’ont pas encore été avancées, on prête au président de la République l’intention d’élargir la base de ses alliés au Parlement face à la rupture récente des accords avec le Front national pour le salut du Cameroun (Fnsc) et l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) dont les leaders, Issa Tchiroma et Bello Bouba Maîgari, ont démissionné du gouvernement pour se présenter à l’élection présidentielle.
Une autre raison, tout aussi sérieuse pouvant justifier le report dudit scrutin, serait la grave tension de trésorerie que connaît actuellement le Trésor public camerounais.
Si les législatives doivent se tenir à date, le corps électoral devrait alors être convoqué dès ce 10 février.
On rappelle que le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc, au pouvoir) occupe une majorité écrasante de sièges au Parlement.
