Par Joël Onana
Selon des témoins, des gendarmes en service à la compagnie de brigade de Bonamoussadi se seraient présentés au snack Bar 44 Lounge pour exiger, comme à l’accoutumée, le versement de 1 000 Fcfa. Faute de clients et donc de recettes dans la caisse, les employés n’auraient pas été en mesure de s’exécuter.
Toujours d’après les mêmes sources, les hommes en tenue auraient alors commencé à emporter des chaises installées sur la terrasse de l’établissement. Un employé aurait rappelé qu’une précédente intervention similaire s’était soldée par la perte de trois chaises. Cette remarque aurait déclenché des violences. Le salarié aurait été roué de coups, au point d’avoir la lèvre fendue. Le téléphone portable d’une serveuse aurait également été arraché.
Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montrerait des agents clairement identifiables. Les auteurs de la séquence dénoncent des pratiques assimilables à du racket et appellent à l’ouverture d’une enquête afin d’établir les responsabilités.
Sollicitée, la hiérarchie de la gendarmerie ne s’est pas encore exprimée officiellement sur ces accusations.
Cette affaire relance le débat sur les rapports entre forces de sécurité et petits commerçants dans la capitale économique camerounaise, où plusieurs organisations de la société civile dénoncent régulièrement des abus et des pratiques d’extorsion.
