Par Adam Newman
Le président américain Donald Trump a affirmé, dimanche 3 mai 2026, que le chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, devrait être sanctionné après ses critiques virulentes contre la Cour suprême.
Dans un message publié sur Truth Social, Donald Trump accuse Hakeem Jeffries d’avoir qualifié la Cour suprême « d’illégitime » à la suite d’une décision majeure sur le redécoupage électoral en Louisiane. Il s’interroge publiquement sur la possibilité d’une procédure contre l’élu démocrate, en évoquant sa propre destitution passée.
Cette sortie intervient dans un climat de fortes tensions politiques, alors que Hakeem Jeffries a dénoncé une décision qu’il estime favorable à la suppression des droits électoraux des minorités.
Toutefois, la Constitution américaine ne prévoit pas la destitution (impeachment) des membres du Congrès. Ces derniers peuvent uniquement être expulsés par un vote des deux tiers de la Chambre, une procédure rare.
Hakeem Jeffries a réagi avec ironie aux propos de Donald Trump, minimisant leur portée et dénonçant une escalade rhétorique.
La controverse trouve son origine dans une décision récente de la Cour suprême des États-Unis invalidant la carte électorale de la Louisiane et affaiblissant la portée de la section 2 du Voting Rights Act de 1965.
Rendue par une majorité conservatrice (6 contre 3), cette décision limite l’utilisation de critères raciaux dans le découpage électoral, ce qui pourrait réduire la représentation politique des minorités et déclencher une vague de redécoupages dans plusieurs États.
Ce jugement relance les tensions entre républicains et démocrates sur la question des droits de vote, à quelques mois d’échéances électorales majeures.
