Oumou Fatoumata Diallo
Moscou affirme avoir alerté Bamako avant les attaques terroristes coordonnées. Le ministère russe de la Défense affirme avoir détecté des préparatifs d’attaques avant l’offensive djihadiste du 25 avril contre plusieurs villes maliennes. Les autorités maliennes évoquent un vaste plan de déstabilisation impliquant des soutiens extérieurs.
Les révélations venues de Moscou relancent les interrogations autour des attaques terroristes coordonnées qui ont frappé le Mali le 25 avril dernier. Dans un communiqué relayé par plusieurs médias russes et africains, le ministère russe de la Défense affirme que ses services de renseignement avaient identifié en amont des mouvements suspects et des préparatifs opérationnels liés aux offensives djihadistes ayant visé Bamako, Kati, Gao, Mopti, Sévaré et Kidal.
Selon les autorités russes, les attaques auraient mobilisé près de 12 000 combattants affiliés à des groupes armés terroristes opérant dans le Sahel. Moscou affirme que les forces russes de l’Afrika Korps, déployées aux côtés des Forces armées maliennes, ont participé pendant plus de vingt-quatre heures aux combats pour repousser les assaillants. Le ministère russe de la Défense évoque plus de 2 500 combattants neutralisés ainsi que la destruction de dizaines de véhicules et de positions ennemies.
Les attaques du 25 avril figurent parmi les plus violentes enregistrées au Mali depuis plusieurs années. Des explosions et des échanges nourris de tirs ont été signalés simultanément dans plusieurs localités stratégiques du pays, y compris aux abords de l’aéroport international de Bamako-Sénou et de la base militaire de Kati. Le ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, a été tué lors d’une attaque suicide contre sa résidence.
Le président de la transition, le général Assimi Goïta, a dénoncé un « plan de déstabilisation » soutenu par des « sponsors internes et externes ». Dans une adresse à la nation, il a assuré que la situation sécuritaire restait sous contrôle tout en saluant l’appui militaire russe dans la riposte contre les groupes armés.
De son côté, le Kremlin affirme que la présence russe au Mali répond à une demande des autorités maliennes et qu’elle se poursuivra dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme dans le Sahel. Moscou accuse également des acteurs étrangers d’avoir contribué à l’entraînement ou au soutien des groupes impliqués dans les attaques, sans fournir publiquement d’éléments précis.
Depuis le départ progressif des forces françaises et européennes, le Mali a renforcé sa coopération sécuritaire avec la Russie. Les mercenaires du groupe Wagner, puis l’Afrika Korps placé sous contrôle du ministère russe de la Défense, sont devenus des partenaires centraux des opérations militaires maliennes contre les groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Malgré cette coopération renforcée, les attaques djihadistes se sont intensifiées ces derniers mois dans plusieurs régions du pays, révélant la persistance d’une menace sécuritaire majeure dans l’ensemble du Sahel.
Les révélations venues de Moscou relancent les interrogations autour des attaques terroristes coordonnées qui ont frappé le Mali le 25 avril dernier. Dans un communiqué relayé par plusieurs médias russes et africains, le ministère russe de la Défense affirme que ses services de renseignement avaient identifié en amont des mouvements suspects et des préparatifs opérationnels liés aux offensives djihadistes ayant visé Bamako, Kati, Gao, Mopti, Sévaré et Kidal.
Selon les autorités russes, les attaques auraient mobilisé près de 12 000 combattants affiliés à des groupes armés terroristes opérant dans le Sahel. Moscou affirme que les forces russes de l’Afrika Korps, déployées aux côtés des Forces armées maliennes, ont participé pendant plus de vingt-quatre heures aux combats pour repousser les assaillants. Le ministère russe de la Défense évoque plus de 2 500 combattants neutralisés ainsi que la destruction de dizaines de véhicules et de positions ennemies.
Les attaques du 25 avril figurent parmi les plus violentes enregistrées au Mali depuis plusieurs années. Des explosions et des échanges nourris de tirs ont été signalés simultanément dans plusieurs localités stratégiques du pays, y compris aux abords de l’aéroport international de Bamako-Sénou et de la base militaire de Kati. Le ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, a été tué lors d’une attaque suicide contre sa résidence.
Le président de la transition, le général Assimi Goïta, a dénoncé un « plan de déstabilisation » soutenu par des « sponsors internes et externes ». Dans une adresse à la nation, il a assuré que la situation sécuritaire restait sous contrôle tout en saluant l’appui militaire russe dans la riposte contre les groupes armés.
De son côté, le Kremlin affirme que la présence russe au Mali répond à une demande des autorités maliennes et qu’elle se poursuivra dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme dans le Sahel. Moscou accuse également des acteurs étrangers d’avoir contribué à l’entraînement ou au soutien des groupes impliqués dans les attaques, sans fournir publiquement d’éléments précis.
Depuis le départ progressif des forces françaises et européennes, le Mali a renforcé sa coopération sécuritaire avec la Russie. Les mercenaires du groupe Wagner, puis l’Afrika Korps placé sous contrôle du ministère russe de la Défense, sont devenus des partenaires centraux des opérations militaires maliennes contre les groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique. Malgré cette coopération renforcée, les attaques djihadistes se sont intensifiées ces derniers mois dans plusieurs régions du pays, révélant la persistance d’une menace sécuritaire majeure dans l’ensemble du Sahel.
