Par Léopold DASSI NDJIDJOU
Face à la presse qui lui a tendu le micro à la fin du défilé, l’autorité qui présidait la parade militaire et civile a dit tout son satisfecit du déroulement du défilé. Le maître mot est l’innovation. Innovation d’abord au sujet de la parade piétonne des hommes en tenue et du défilé motorisé.
Le défilé militaire a ouvert la grande procession avec deux nouveautés majeures. La première est le défilé d’un détachement de la brigade du quartier général sous le commandement de l’adjudant-chef Agya Lucien secondé par Noubissi Augustin, le commandant de la brigade d’Ayos. Le passage a été fortement apprécié par la grande foule qui assistait à la grande exhibition des moyens de l’État, pour conforter la population de la capacité de parer à toute éventualité. La deuxième nouveauté est le défilé de l’unité du centre des sapeurs pompiers placé sous le commandement de Samuel Meto’o, situé à quelques encablures de la ville. Ce qui a particulièrement frappé la population, en dehors du défilé à pied, est le camion coupe- feu rutilant neuf et les équipements des soldats contre le feu. A l’entrée de la ville d’Ayos, sur la nationale N°10, cette unité est bien positionnée pour intervenir à Akonolinga, à Meigang ou dans d’autres localités.
Le sous-préfet a remercié le commandement militaire pour cette sollicitude car ’Ayos est la ville frontière entre les régions administratives de l’Est et du Centre. C’est une ville-verrou sur le plan sécuritaire avant Yaoundé. Le sous-préfet a également remercié les élites de l’arrondissement, car a-t-il dit, en regardant les civils défiler, on peut se demander où sort ce beau monde. Effectivement, a-t-il déclaré, Ayos est très grand et ne saurait être évalué seulement en traversant la nationale. Elle s’étend de part et d’autre, la coquette, la ville la plus propre du Centre et la dixième sur l’étendue du territoire national. On est également impressionné par le nombre de lycées qui a défilé, avec en prime les différents clubs qui animent la vie périscolaire.
Pour le vivre ensemble, on a vu les communautés allogènes défiler, à l’exemple des déplacés du Nord-ouest et du Sud-Ouest qui vivent en parfaite symbiose avec la population locale. C’est là, a-t-il dit, tout le sens de l’unité nationale. Le sous-préfet a par ailleurs regretté que ce soit le Rdpc seul qui ait répondu à l’appel du défilé. Il a de ce fait félicité le chef de la section de ce parti pour la grande mobilisation des militants et le défilé dans la discipline. Après le défilé, les élites de la localité ont aussi tenu à féliciter le chef de l’Etat et l’élite majeure du département pour les différentes réponses aux problématiques qui se posent dans la ville.
A Ayos ce 20 mai, tout le cœur de la ville battait à la place de la fête car tous les commerces ont baissé rideaux, la mobilisation populaire une réalité palpable. Ayos, confie-t-on ici, n’est pas seulement une ville propre, elle est aussi accueillante et charitable. Exit mai 2026, welcome mai 2027.
