Par Sandra Embollo
Selon des témoignages relayés sur les réseaux sociaux et des révélations d’une source à Panorama Papers, la jeune femme, enceinte au moment des faits, composait son examen lorsqu’elle a subi un malaise nécessitant une évacuation d’urgence vers l’hôpital de district de Nkoldongo, dans la capitale camerounaise.
Une fois arrivée dans l’établissement hospitalier, des stagiaires auraient refusé de lui administrer des soins immédiats en exigeant au préalable le paiement d’une somme de 8 000 francs CFA. La victime ne disposait que de 2 000 francs CFA au moment de son admission et n’aurait pas pu obtenir une prise en charge rapide.
Toujours selon ces révélations, Melissa Essomba est décédée faute de soins, provoquant une vive émotion au sein de l’opinion publique et de nombreuses réactions dénonçant les dysfonctionnements du système de santé camerounais, notamment dans la gestion des urgences médicales.
Les conditions d’accueil et de prise en charge dans certains hôpitaux publics camerounais font régulièrement l’objet de critiques, notamment en raison des paiements exigés avant l’administration de soins d’urgence. Plusieurs organisations de défense des droits des patients appellent depuis des années à une réforme du système hospitalier et à un meilleur accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.
