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Cameroun | Crise post électorale: Des détenus nordistes de Kondengui menacent d’observer une grève pour dénoncer un traitement discriminatoire

Des prisonniers originaires des régions septentrionales du Cameroun, arrêtés lors de la crise post-électorale ayant suivi l'élection présidentielle du 12 octobre 2025, dénoncent ce qu'ils qualifient de « tribalisme anti-nordiste » au sein du système judiciaire. Ils brandissent la menace d'une grève pour attirer l'attention sur leur situation.

by world top news
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Par Armand Soussia

Le spectre d’un mouvement de protestation plane sur la prison centrale de Kondengui. Des détenus nordistes interpellés à la suite de la crise post-électorale consécutive à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 menacent d’entamer une grève afin de dénoncer les conditions de leur détention et le traitement qui leur est réservé par la justice.

Dans des témoignages relayés depuis la prison, ces détenus affirment avoir été arrêtés « au faciès » dans différents quartiers de Yaoundé, en raison de leurs origines supposées. Ils dénoncent un « tribalisme anti-nordiste » et soutiennent que les procédures judiciaires engagées à leur encontre revêtent un caractère politique.

« Aucun juge nordiste n’est présent dans les différentes procédures judiciaires nous concernant », affirme l’un des détenus se présentant comme prisonnier politique, estimant que cette situation alimente un sentiment de défiance à l’égard de l’institution judiciaire.

Parmi les cas évoqués figure celui de Souleman, présenté par ses soutiens comme un prisonnier politique. Selon leur version des faits, il aurait été interpellé dans les rues de Yaoundé alors qu’il se rendait dans une pharmacie muni d’une ordonnance délivrée par un centre de santé où son épouse venait d’accoucher.

Une photographie montrant des lésions sur son corps circule sur les réseaux sociaux et est présentée par ses proches comme la preuve de violences subies durant sa détention. Les circonstances exactes de ces blessures n’ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante.

Les détenus concernés réclament notamment une réévaluation de leurs dossiers, le respect de leurs droits fondamentaux ainsi qu’une justice qu’ils jugent plus impartiale et représentative.

À la suite de la présidentielle du 12 octobre 2025, plusieurs personnes ont été arrêtées dans le cadre des tensions post-électorales. Des organisations de défense des droits humains ont appelé les autorités à garantir le respect des procédures judiciaires et des droits des personnes interpellées. De leur côté, les autorités camerounaises soutiennent que les arrestations opérées l’ont été dans le strict respect de la loi et dans le cadre du maintien de l’ordre public.

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