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Cameroun | Les kiosques à journaux continuent de mourir

Celui de Yaoundé IV, le seul couvrant le grand-sud de Yaoundé, et menacé de destruction par une dame pour des raisons inconnues.

by world top news
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Par Mon’Esse

Le kiosque à journaux du quartier Ekounou, qui couvre désormais seul tout le grand-sud de la métropole politique camerounaise, est sérieusement menacé de destruction par une dame dénommée Onana.

Le 11 juin son tenancier, Etienne Djifack, reçoit une notification-mise en demeure au nom du maire de la ville, Luc Messi Atangana, lui enjoignant de démolir, dans l’immédiat, «ses constructions faites le long du trottoir, longeant la clôture du Labogénie (…) au plus tard le 10 juin».

Il convient de mentionner que, à quelques mètres d’ici, sur l’autre rue menant à la mairie de l’arrondissement de Yaoundé IV, la municipalité a décidé de déguerpir des débrouillards qui se sont spontanément installés sur les trottoirs depuis des mois, créant, selon les services municipaux, «non seulement des nuisances sonores, de l’insalubrité, du désordre urbain».

De plus, apprend-on encore, ces installations exposent les commerçants à des risques sanitaires liés aux rayons radioactifs.

Mais Etienne Djifack, qui ne se sent en rien concerné par ces casses a, depuis quelques jours, reçu des menaces verbales claires d’une dame, une attachée de direction au Laboratoire national de génie civil (Labogénie), Mme Onana, qui a décidé de faire détruire cet emplacement de 12m2 et a donc, manifestement, profité de la situation pour faire sommer le vendeur de journaux.

Depuis quelques jours, d’ailleurs, des croix de Saint André ont été apposés sur les murs du kiosque à journaux, qui est juste mitoyen, n’encombre en rien le trottoir, ne gêne pas l’entrée du Labogénie et occupe cet espace en application d’une autorisation de voirie du 12 avril 2000, signée de l’alors délégué du gouvernement, Basile Emah et d’une autre autorisation de Messapresse, portant procès-verbal d’implantation.
Régulièrement, selon des sources locales, dame Onana, dont personne ne sait au nom de qui elle agit, passe par là et nargue le tenancier du kiosque, jurant d’avoir bientôt sa tête.

N’ayant jamais reçu la moindre observation officielle du Labogénie, où il livre par ailleurs des journaux, Etienne Djifack, qui a écrit au maire de la ville aux fins d’intervention, évoque une «injustice» dont il risquerait d’être victime «après 26 ans d’exercice de la diffusion de la presse» en ces lieux.
Il rappelle tenir un des 32 kiosques installés à l’époque par le disparu Messapresse, sur autorisation de la municipalité et affirme s’acquitter, chaque année, de ses obligations fiscales et taxes exigibles.

Le kiosque à journaux d’Ekounou, qui comme ses semblables du pays tourne au ralenti, gérant à peine quelques maigres parutions locales, ne reçoit plus la presse étrangère depuis plus de 2 ans et risque donc d’être démoli du fait des humeurs d’une dame, comme beaucoup d’autres plus tôt pour des raisons diverses.
On se permet de rappeler que le droit à l’information est consigné dans la Constitution du Cameroun.

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