Par Ilyass Chirac Poumie
« J’ai toujours su que j’allais mourir jeune. Mais je ne pensais pas que cela arriverait ainsi. » Ces mots ouvrent le récit troublant partagé par Brenda Biya, qui explique avoir décidé de « tout dire », estimant être arrivée à un tournant décisif de son existence.
Dans ce témoignage à la première personne du singulier, elle affirme avoir le sentiment d’être observée en permanence depuis son arrivée en Europe il y a environ deux mois. Elle explique vivre recluse, sortir très peu et se sentir rejetée par son entourage, persuadée que sa réputation a été détruite et que plus personne ne souhaite lui venir en aide.
Brenda Biya évoque également un rêve qu’elle considère comme prémonitoire : elle s’y voyait entourée de proches restés au Cameroun, incapables de lui répondre, avant d’être menottée par des policiers. Elle estime que cette scène annoncerait ce qu’elle traverse aujourd’hui.
Au fil de son récit, elle affirme être victime de menaces répétées, de privation de sommeil et d’actes qu’elle interprète comme des formes de torture psychologique. Elle dit entendre quotidiennement des propos dévalorisants lui répétant qu’elle serait « mourante », « indésirable » et abandonnée de tous.
Elle établit enfin un lien entre sa situation actuelle et des notes personnelles publiées sur Instagram depuis 2023, dans lesquelles elle écrivait déjà qu’elle craignait d’être persécutée en raison de son orientation sexuelle. « Je ne sais plus si c’est moi qui perds le nord ou si j’ai été gardée trop longtemps dans un laboratoire bizarre », conclut-elle, exprimant son désarroi et ses interrogations sur sa propre perception des événements.
Ce témoignage, mêlant souffrance intime, peur, sentiment d’injustice et profonde solitude, met en lumière la détresse exprimée par Brenda Biya, qui dit chercher désespérément à être entendue et comprise.

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