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Cameroun | Médiascopie – Opération “Tomber la barbe”: Un journaliste de la presse à capitaux privés rase sa barbe huit mois après avoir attendu le décret présidentiel nommant un nouveau gouvernement

C'est ce vendredi, 3 juillet 2026 que Souley Onohiolo, journaliste et éditorialiste au quotidien Le Messager, a décidé de raser sa barbe à l'Institut de beauté Botanik's sis à Essos dans l'arrondissement de Yaoundé V. Pour le baroudeur des débats dans les médias audiovisuels, "il faut être un sacré Veinard pour mener une révolte personnelle et silencieuse par le biais de l'engagement capillaire".

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Par Serge Aimé BIKOI

Des journalistes des médias à capitaux privés et des médias étrangers ont massivement fait le déplacement ce vendredi pour couvrir la cérémonie de rasage de Big Soul to Soul Onohiolo à l’Institut de beauté Botanik’s à Essos à Yaoundé V. Exceptionnel ! Inédit de faire huit mois sans aller ni chez le barbier, ni chez le coiffeur. Souley Onohiolo a décidé délibérément de faire tondre son crâne et tomber la barbe. Pour le journaliste et éditorialiste du quotidien Le Messager, “c’est un geste symbolique, courageux et charismatique”. Par contre, pour d’autres, il s’agit d’un acte de lâcheté et de trahison. “À ceux qui disent que tu es lâche et que tu as trahi, dis leur que tu fais comme Nelson Mandela !”, lui a indiqué, in fine, François Bikoro.

Souley Onohiolo reconnaît qu’il y a une autre armée de déçus, des contestataires, des critiques acerbes, des intolérants, des vindicatifs et radicaux qui diront que “Big Soul to Soul Onohiolo est un rigolo, un lâche qui n’a pas tenu parole”. Le journaliste estime que cette branche radicale, tenants du courant maximaliste devant Dieu et les Hommes, n’a pas tord. “Elle a, peut-être, raison”, dit-il.

Sauf que sa révolte silencieuse et personnelle est, a-t-il expliqué, “une initiative unique et personnelle. Ce n’est pas une idéologie politique. Quelles que soient les lectures de l’histoire, nul ne pourra effacer l’empreinte que ma révolte personnelle et silencieuse, par le biais de l’engagement capillaire, aura laissée dans la mémoire collective”. L’homme public soutient qu’il a impacté et a inscrit son nom dans une page singulière de l’histoire contemporaine du Cameroun. “Nous sommes, en toute légitimité et confiance, convaincus que cette page continuera d’être lue, commentée et transmise”, ajoute Souley Onohiolo, la mine joyeuse.

S’inspirant de Stella Engama, la poétesse de renom, qui, elle-même , a cité Thorez, le syndicaliste français de la Confédération générale des travailleurs(Cgt), Souley Onohiolo énonce: “Il faut savoir mettre fin à une grève, à une révolte”. Souley Onohiolo relève que peu importe l’inertie des uns, l’immobilisme et les quolibets des autres, la formation du gouvernement, le vrai se fera absolument. Même si cela doit se faire à la barbe des autres. À ceux qu disent que Big Soul to Soul Onohiolo a eu le toupet de vouloir défier Paul Biya et qu’il a osé faire volte-face contre le président de la République, il leur répond : “Ceux-là ont tout faux”. En une seule phrase, je leur dirais : “Cela ne faisait pas partie de ma démarche, ni celle de mes ambitions. Cette tâche incombe aux politiques et aux politiciens. Je ne suis ni leader d’un parti politique, ni militant dans une formation politique. Aux ‘Hommes politiques de s’opposer à la gouvernance du président Paul Biya. Ce sont ces derniers qui veulent le bousculer pour prendre sa place à la magistrature suprême”.

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