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Cameroun | An 250 de l’indépendance des USA: L’ambassadeur par intérim, le chargé d’affaires John Robinson magnifie la coopération avec Yaoundé

Le diplomate américain l’a fait le 2 juillet dernier au sein de l’ambassade du pays de Donald Trump en présence du ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures chargé de la coopération avec le Commonwealth, Félix Mbayu.

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Par Léopold DASSI NDJIDJOU

L’ambassadeur par intérim a commencé à égrener le chapelet de la bonne entente entre les deux pays, en revisitant l’histoire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Cameroun et les États-Unis. Ainsi, le 1er janvier 1960, sur les conseils du secrétaire d’État Christian Herter, le président Dwight Eisenhower écrivait à Ahmadou Ahidjo, alors Premier ministre du Cameroun en ces termes: « Me remémorant avec plaisir notre rencontre lors de votre récente visite à Washington, je vous adresse, en mon nom propre et au nom des États-Unis, mes salutations et félicitations les plus cordiales, à vous ainsi qu’à vos compatriotes, à l’occasion de l’indépendance du Cameroun…

Le gouvernement des États-Unis se réjouit à la perspective d’entretenir des relations étroites et amicales avec le gouvernement du Cameroun. » C’est ainsi qu’est née une amitié durable, a déclaré le représentant de Donald Trump au Cameroun. Il poursuit en soulignant que plus de six décennies plus tard, cet engagement demeure intact. Le second secteur de la coopération bilatérale visité par le diplomate est la sécurité. Il a ainsi déclaré que le Cameroun a fait preuve d’une détermination sans faille face aux menaces que représentent Boko Haram et l’Isis-Afrique de l’Ouest dans le Bassin du lac Tchad. John G. Robinson a ajouté dans ce sens que les États-Unis ont apporté un soutien constant en faveur de la sécurité et de la stabilité régionale, un engagement que démontrent les récentes visites des hauts responsables militaires américains au Cameroun.

Pour terminer son speech sur la coopération sécuritaire, il a assuré que les deux pays sont déterminés à protéger leurs frontières et à faire respecter les lois. C’est pourquoi le système judiciaire américain a poursuivi des personnes aux Etats-Unis pour avoir soutenu la violence au Cameroun, y compris au Nord-ouest et au Sud-ouest. Après la sécurité, celui qui est né dans le Mississippi a enchaîné avec la coopération sanitaire entre les deux pays en citant les derniers faits d’arme en date. Il a rappelé que Yaoundé et Washington ont signé un protocole d’entente bilatéral d’une valeur de 850 millions de dollars, traduisant concrètement la volonté commune d’améliorer les conditions sanitaires des populations. En ce qui concerne la coopération économique bilatérale, le diplomate a révélé qu’en août, les Etats-Unis et le Cameroun lanceront un dialogue économique et commercial bilatéral, avec l’ambition d’augmenter le commerce bilatéral, d’attirer les investissements y compris dans le secteur minier, et d’améliorer le climat d’affaires.

“Tout comme les États-Unis étaient aux côtés du Cameroun depuis le premier jour de son indépendance, nous sommes prêts, par le biais de nos entreprises privées, à accompagner la modernisation numérique du Cameroun d’une manière qui renforce sa souveraineté”, a-t-il confié pour terminer.

Les liens d’amitié toujours plus forts

l’Ambassadeur américain a pour la circonstance dit que son lien avec le Cameroun est bien antérieur à sa mission diplomatique. Il a confié que c’est en tant que volontaire du Corps de la Paix, au milieu des années 1990, qu’il a découvert le Cameroun en enseignant l’anglais au lycée de Bamendjou, dans la région de l’Ouest. Depuis plus de soixante ans, des milliers de Volontaires du Corps de la paix ont vécu et travaillé aux côtés des Camerounais en créant des passerelles entre les communautés et les pays.

Son expérience au sein du Corps de la paix lui rappelle que les partenariats les plus solides ne se mesurent pas uniquement par des accords ou des programmes, mais surtout par les personnes : les amitiés nouées, les compétences partagées et les liens qui unissent les deux pays à travers les générations. Au cours de la cérémonie, le diplomate a brandi un nouveau symbole du partenariat entre les États-Unis et le Cameroun : une guitare Taylor fabriquée aux États-Unis à partir de bois d’ébène camerounais issu d’une exploitation durable. Cet instrument de musique rappelle que lorsque les Américains et les Camerounais unissent leurs talents, leurs ressources et leur engagement commun, ils créent quelque chose de plus grand que ce que chacun des deux pays pourrait accomplir seul. Le diplomate a terminé en rassurant tous les invités qu’il est convaincu que le partenariat entre les États-Unis et le Cameroun continuera de jouer un rôle majeur dans l’avenir pour de nombreuses années encore.

Il faut ajouter que le ciel entre yaoundé et Washington est effectivement bleu si on en juge par la présence des membres du gouvernement venus rehausser de leur présence la singularité de l’événement. Ainsi, il y avait les ministres de la Défense, Joseph Beti Assomo ; des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallé Bibéhè; du du Travail et de la Sécurité sociale; Grégoire Owona, entre autres. Le roi des Bamendjou, Sa Majesté Jean Rameau Sokoudjou Chendjou était une attraction. Il n’est pas un inconnu de John G. Robinson, car ce dernier a servi dans le Corps de la paix en tant qu’enseignant de la langue anglaise au lycée de Bamendjou dans les années 1990..

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