Par Sandra Embollo
Nouveau rebondissement dans le contentieux judiciaire opposant l’entrepreneure camerounaise Nkenkam Kouoliha Magina Flore, plus connue sous le nom de « Flore de Lille », à Raymond Tchengang. Selon un extrait du plumitif de la Cour d’appel du Centre, rendu public à l’issue de l’audience du 1er juillet 2026, la juridiction a rejeté l’opposition introduite par l’intéressée et confirmé sa décision antérieure.
L’affaire porte sur des faits de diffamation par voie électronique ainsi que d’enregistrement et de diffusion illicites. Après une première décision rendue en octobre 2025, Flore de Lille avait exercé une opposition afin d’obtenir un nouvel examen de son dossier.
Réunie en audience publique le 1er juillet 2026, la chambre correctionnelle de la Cour d’appel du Centre, siégeant en formation collégiale, a estimé que les arguments avancés par l’opposante ne justifiaient pas la remise en cause de l’arrêt précédent.
Dans son arrêt n°458/COR du 1er juillet 2026, la Cour déclare l’opposition recevable sur le plan procédural, mais la juge mal fondée sur le fond. Elle maintient intégralement sa précédente décision et condamne Mme Nkenkam Kouoliha Magina Flore aux dépens, fixés à 75 300 Fcfa.
L’extrait du plumitif mentionne également qu’un mandat d’incarcération a été décerné à son encontre. Les parties disposent toutefois d’un délai de dix jours à compter du lendemain du prononcé de l’arrêt pour se pourvoir devant la juridiction compétente.
Le différend entre Flore de Lille et Raymond Tchengang s’inscrit dans un contentieux judiciaire engagé depuis plusieurs mois autour de publications diffusées sur des supports électroniques. La décision de la Cour d’appel du Centre confirme, à ce stade de la procédure, la condamnation prononcée précédemment. L’exercice d’un pourvoi dans le délai légal pourrait conduire la juridiction compétente à réexaminer certains aspects de l’affaire.
