Par Iliassou NCHINGOU
Soucieux de la protection des droits et de la préservation de l’avenir de l’enfant, tels que consacrés par les instruments juridiques internationaux et nationaux, l’Etat du Cameroun a ratifié plusieurs de ces textes. Dans un élan d’action en synergie, le ministère de la Justice a organisé un atelier de deux jours à Bafoussam. C’était dans le cadre du Programme de Coopération entre le Cameroun et l’UNICEF, et du Projet « Justice pour enfants ». L’atelier a réuni des acteurs venus de l’Ouest et du Nord-Ouest : assesseurs, délégués à la liberté surveillée, magistrats du ressort des Cours d’Appel de ces deux régions, d’autres personnels judiciaires ainsi que des personnels du ministère des Affaires sociales. Il avait pour objectif de les outiller sur les modalités de travail en synergie, dans l’optique d’améliorer globalement le fonctionnement de la justice juvénile.
Les travaux étaient présidés par le procureur général près la Cour d’Appel de l’Ouest, Jean Bosco Essoh, représentant le ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux, en compagnie du président de la Cour d’Appel du Nord-Ouest par intérim, François Toussi. Était également présent le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de la Mifi, Emerant Claude Mekok Belinga.
En clôturant les travaux, le procureur général près la Cour d’Appel de l’Ouest a, au nom du ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux, indiqué que la performance de la justice des mineurs dépend à la fois de l’expertise de chaque intervenant et de la synergie entre tous les acteurs impliqués. Jean Bosco Essoh les a interpellés à une intervention coordonnée reposant sur les droits de l’enfant afin d’apporter des réponses appropriées et de générer des impacts positifs et durables aussi bien pour les enfants que pour l’ensemble de la société.
« Je les invite à considérer la collaboration comme un élément clé de la protection des enfants dans le système judiciaire ».
a-t-il martelé.
Au cours des deux jours, les participants ont examiné les questions clés allant du cadre juridique de la protection de l’enfant aux procédures adaptées et ont identifié leurs différents rôles.
« Cet atelier a été très enrichissant. Je souhaite que ces formations soient multipliées afin que beaucoup de personnes puissent en bénéficier. Je retiens qu’il faut une franche collaboration entre magistrats, assesseurs, délégués à la liberté surveillée ainsi que les responsables des affaires sociales ».
a souligné Sylvie Tiamo, participante.
De retour dans leurs lieux de service respectifs, ces professionnels espèrent voir une nette amélioration dans la gestion des procédures liées aux droits des enfants.
Vers une meilleure synergie pour les droits de l’enfant
