Par Arlette Akoumou Nga
Un tribunal sud-coréen a condamné lundi l’ancien président Yoon Suk Yeol à deux ans d’emprisonnement pour violation des règles relatives au financement politique.
La justice lui reproche d’avoir reçu gratuitement plusieurs sondages d’opinion réalisés entre 2021 et 2022, alors qu’il préparait sa candidature à l’élection présidentielle.
Selon les juges, ces enquêtes d’opinion constituaient des avantages indus assimilables à des dons politiques illégaux. L’accusation soutient qu’elles auraient été fournies en contrepartie d’un soutien politique accordé à une candidate lors d’une investiture législative, des accusations que Yoon Suk Yeol a toujours rejetées.
Cette condamnation intervient dans un contexte judiciaire particulièrement difficile pour l’ancien chef de l’État, déjà visé par plusieurs procédures distinctes. Elle s’ajoute notamment à une précédente condamnation liée à sa tentative d’imposer la loi martiale en décembre 2024.
Le jugement rendu ce lundi n’est toutefois pas définitif et peut encore faire l’objet d’un appel.
