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Cameroun | Match inédit: « La Rue publique » Affronte « la République » !

Depuis 43 ans que dure le règne du Président Paul Biya, deux équipes se sont formées ; l’une constituée de joueurs qui déjeunent au Caviar au palais d’Etoudi ; l’autre constitueé de joueurs qui dînent dans les poubelles.

by world top news
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Avec Saint-Eloi Bidoung

L’équipe de « la rue publique » du Cameroun affronte l’équipe de « la République d’Etoudi ». Un match inédit qui nous rappelle un autre match d’anthologie ayant opposé pendant la période de guerre entre les deux Congo ; Tout puissant Mazembe du Congo Kinshasa et Saint-Eloi aiglon du Congo Brazzaville au Stade Militaire de Yaoundé. Le « TAKASH » était au rendez-vous avec des tacles à deux pieds sur la tête, des arrestations spectaculaires, suite à une bagarre généralisée. Des coups sans pitié, sans merci, sans économie d’énergie mais avec beaucoup de rancune. Et que le malheur gagne.

L’équipe de la la République du Cameroun, est constituée de cette catégorie de citoyens, joueurs extraordinaires logés à la présidence de la République, qui pillent le pays sans pitié, sans pudeur et sans peur. ils prennent tout, ne laissant rien aux autres camerounais. Du God business, en passant par les ressources forestières minières, pétrolifères, la communication, la restauration, du bar au SNACK capitalisé à Plus de 100.000.000, ils exercent partout où le bas peuple peut implémenter le système « D ». Cette grande équipe recrute ses attaquants au cabinet civil, au SGPR, à la Fécafoot.

Cette équipe de « Requins » de la République protège ses joueurs prévaricateurs et détourneurs des fonds nationaux et internationaux destinés à la lutte contre le corona et la construction des stades au Cameroun.

Cette grande équipe, couvre ses rapaces qui ont déchiqueté les fonds issus d’emprunts, du trésor national, des impôts et taxes que nos enfants diplômés devenus « moto-taximen » devront rembourser toute leur vie durant. Un argent amassé dans la collecte auprès des contribuables et destiné à la préparation et à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de football au Cameroun. Aussi, de l’argent versé, volatilisé, aspiré et évaporé à la Fécafoot. Argent pourtant destiné à la préparation des Lions Indomptables à la coupe du monde.

Pour ne citer que ces quelques gentillesses qui ont valu des décorations à ces citoyens extraordinaires. Ainsi va la République du Cameroun, ainsi vont les hautes instructions, ainsi va la Délégation permanente de signature.

La rue publique du Cameroun, est constituée quant à elle, de citoyens extraordinairement résilients, qui protestent souvent ; mais qui protègent le Cameroun. Nous avons encore en esprit le chahut que la rue publique a fait autour des détournements de fonds de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de football, et des fonds de la lutte contre le corona virus. On avait l’impression de voir, d’entendre une meute de loups en chasse. Malheureusement, la rue publique était rentrée bredouille, elle attendait que des têtes tombent. Hélas, Les grands de la République avaient eu la victoire contre les grands de la rue publique. Les fonds de la Can et du Covid-19 sortis des caisses du banquier de l’Etat, décaissés sur la base des hautes instructions ; imposées et opposées au grand argentier National. Ces fonds massifs déchargés, sont restés aux fonds des poches, aux tréfonds des coffres forts des citoyens extraordinaires domiciliés à l’immeuble siège sis à Etoudi.

La nouvelle CNI

La République du Cameroun et la rue publique du Cameroun s’affrontent en permanence ou alors régulièrement. Mais, la rue publique gagne parfois. Nous donnons l’avantage à la rue publique. C’est celle-ci qui a fait baisser le tarif de l’établissement de la nouvelle carte nationale (en 48 heures) tel que le promettait la (République) de 15.000 FCFA à 10.000 FCFA (pour le grand bonheur de la rue publique) soit une économie de 5.000 FCFA non négligeable. Il a suffi que la rue publique fasse entendre son courroux dans les villes et les campagnes pour que la République change de carte.

Avant la carte nationale d’identité, la rue publique avait déjà réussi à faire annuler une hausse du prix de la bière que projetait la République. Quand on sait que dans la rue publique du Cameroun, l’alcool sert à soigner toutes plaies infligées par la République (chômage, pauvreté, AWARA …) on ne peut qu’applaudir cette victoire de la Rue Publique contre la République. Ces citoyens extraordinaires qui ne pensent qu’à égorger, voler et détruire. D’autres victoires de la rue publique sont à noter, mais des batailles restent. Parmi ces batailles, celle qui permettra à la rue publique de pouvoir avoir accès au poisson maquereau dans les marchés, celle qui interdira les factures actuelles d’Eneo et de Camwater en rue publique du Cameroun ; celle qui annulera l’exclusivité réservée aux enfants des grands et riches de la République aux admissions dans les meilleures grandes écoles du pays, aux dépens des enfants des petits et pauvres de la rue publique.

Glissement de la date de la présidentielle

Personnellement, je considère le glissement de la date de la prochaine élection Municipales et Législatives comme une autre victoire de la rue publique du Cameroun. Celle-ci avait ouvertement exprimé son indignation ici, sa désapprobation là-bas, en voyant la République s’activer pour un énième mandat (de trop encore) de leur « champion ». Ceci après quarante-deux ans de pouvoir, disons même de règne absolu et presque centenaire. La ruse du glissement de date est d’attendre que la rue publique soit distraite par autre chose ou plus calme. Alors, un Biya ou une Biya, un beau sera imposé à la rue publique du Cameroun.

La rue publique du Cameroun est habituée aux distractions organisées par la République du Cameroun chaque fois qu’il y a une décision importante dans ce pays ; mais elle sait rester disciplinée et rarement violente. C’est la République qui exerce des violences sur la rue publique, par exemple, en augmentant le prix du carburant, ce qui cause l’augmentation du prix du manioc et des légumes au marché ; en autorisant les sous-préfets à falsifier les procès-verbaux lors des élections, ce qui prive la rue publique du Cameroun de son droit de vote.

Ainsi va la République de Paul Biya. Pour combien de temps encore ? Qui pourrait dans cette équipe de la « république d’Etoudi » succéder à « Jules César » ? That is the question. Comme des larrons en foire, des noms émergent : « AGRIPPINE » ? « NERON » ? « BRITANICUS » ? « BRUTUS » ? le grand Opérateur ? Ou encore le Balthazar Engonga du clan ? Ne me cherchez pas, je ne suis pas du clan. Et ça, ça va se savoir

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