Par Armand Soussia
Le drame s’est produit au quartier Sabongari, dans la ville de Ngaoundéré, région de l’Adamaoua. Selon le récit diffusé sur les médias sociaux, Fadimatou Abbo venait de rentrer d’une épicerie avec une bouteille de gaz domestique qu’elle souhaitait connecter à sa cuisinière.
N’arrivant pas à ouvrir correctement la bouteille, la jeune femme aurait reçu l’aide d’une voisine confrontée à la même difficulté. Alors que les deux femmes manipulaient le dispositif, du gaz s’est brusquement échappé de la bouteille. Une étincelle a ensuite provoqué un départ de feu et les flammes se sont rapidement propagées dans l’habitation.
Face à l’incendie, Fadimatou Abbo aurait d’abord tenté de se mettre à l’abri avant de se souvenir que ses deux enfants se trouvaient encore à l’intérieur. Elle est alors retournée dans la maison en flammes pour tenter de les sauver.
La jeune mère et sa fille aînée se sont retrouvées piégées dans une chambre et n’ont pas survécu. La deuxième enfant, qui se trouvait dans le salon, a été grièvement brûlée. Évacuée vers les urgences, elle a finalement succombé à ses blessures. Le drame porte ainsi le bilan à trois morts : Fadimatou Abbo et ses deux filles.
L’incendie suscite une vive émotion à Ngaoundéré et sur les médias sociaux, où le récit des derniers instants de cette mère, retournée dans les flammes pour tenter de sauver ses enfants, est largement partagé.
Les accidents liés au gaz domestique demeurent particulièrement dangereux lorsque du combustible s’échappe dans un espace fermé et rencontre une source d’inflammation. Les sapeurs-pompiers camerounais interviennent régulièrement sur des incendies impliquant des bouteilles ou des points de vente de gaz. En juin dernier à Ndogpassi, à Douala, un incendie avait notamment touché trois conteneurs commerciaux, dont un point de vente de gaz domestique.
