Par Adam Newman
La mesure touche notamment le vin, le ciment, les produits laitiers, les meubles, les vêtements, les cannes à pêche ainsi que certains équipements de hockey. Elle représente un peu plus de 5 % des exportations canadiennes vers les États-Unis. L’énergie, la potasse, le poisson et plusieurs minerais critiques sont toutefois exemptés.
Donald Trump avait accordé un délai supplémentaire de trois jours, laissant entrevoir la possibilité d’un compromis. Les discussions ont finalement échoué vendredi. Ottawa accuse Washington d’avoir modifié ses exigences au dernier moment, tandis que l’administration américaine reproche au Canada d’être revenu sur certains engagements et de maintenir des pratiques commerciales jugées discriminatoires.
Mark Carney a suspendu les négociations et annoncé que le Canada imposera des droits équivalents sur des marchandises américaines. Son gouvernement prépare également des mesures de soutien aux entreprises et aux travailleurs touchés par cette nouvelle escalade.
Les États-Unis et le Canada échangent chaque année près de 1 000 milliards de dollars en biens et services. Environ 72 % des exportations canadiennes sont destinées au marché américain. Cette nouvelle confrontation intervient alors que les deux pays doivent préserver l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, dont la première révision commune, en juillet 2026, n’a pas débouché sur une prolongation de seize ans. Washington impose déjà des droits spécifiques sur l’acier, l’aluminium, le bois d’œuvre et certains produits automobiles canadiens. L’élargissement des sanctions menace désormais les chaînes d’approvisionnement nord-américaines, l’emploi dans les secteurs concernés et les prix payés par les consommateurs des deux côtés de la frontière. (Reuters, Maison-Blanche)
