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Bangladesh | Un an après la fuite de Sheikh Hasina, le pays écrit sa nouvelle Constitution

Il y a un an, le 5 août 2024, la Première ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, fuyait le pays, poussée par des semaines de manifestations. Les étudiants protestaient contre la réforme d'accès à l'université et surtout, contre la brutalité de son régime. Depuis, c'est l'économiste et prix Nobel de la paix, Mohammad Yunus, qui dirige le gouvernement intérimaire. Des élections devraient se tenir l'année prochaine. En attendant, une réforme profonde des institutions a été lancée, ainsi qu'un projet de nouvelle Constitution.

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Par Arlette Akoumou Nga

Le travail est colossal pour le gouvernement de transition. Son objectif est de refondre les institutions bangladaises, qui ont été tordues pour favoriser ce qui était devenu un parti-État : l’Awami league de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina. Il faut donc réformer la police, la justice et la commission électorale, entre autres. Et des travaux ont commencé par écrire une nouvelle Constitution.

Tout cela a mis en pause le système démocratique. Depuis un an, le gouvernement non élu de Muhammad Yunus dirige le pays seul, car le Parlement aussi a été suspendu. Les prochaines élections devraient avoir lieu au printemps de l’année prochaine, mais se pose déjà une question : comment combler le vide créé par l’interdiction du parti de l’Awami League, qui a dominé la vie politique des 15 dernières années ?

Une seule formation de poids, les nationalistes islamiques du BNP, demeure, et pourrait rafler la mise. À moins que le tout nouveau parti des étudiants réussisse à grandir d’ici au scrutin, afin d’offrir une nouvelle alternative démocratique au Bangladesh. En tout cas, ce moment charnière pour le Bangladesh, pose aussi la question de la place de la religion dans un pays qui compte des partis islamistes très influents.

Une partie de la société continue à prôner le sécularisme ou en tout cas le pluralisme. C’est notamment le cas du parti des jeunes étudiants, le Ncp, le National Citizen Party et puis de l’autre, d’autres franges de l’échiquier politique et notamment Jamaat-e-Islami, qui, lui, est plutôt sur une frange de garantir la place de l’islam dans la société et la place de l’islam dans la Constitution du Bangladesh. C’est là aussi tout l’enjeu. C’est là aussi tout l’enjeu, et on va en savoir un tout petit peu plus dans les jours qui viennent, puisque le projet de Constitution est en train d’être revu par les différents partis politiques. On va voir ce qui va ressortir de cet exercice. À savoir, si le sécularisme est préservé dans la Constitution ou pas, et si le sécularisme disparaît, qu’est-ce qu’on va mettre à la place ?

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