Par Cynthia Konan Tawa
La Banque mondiale salue le redressement des finances publiques burkinabè. Selon son dernier rapport économique, publié le 30 juin 2026, le déficit budgétaire du pays est passé de 5,8 % du PIB en 2024 à 1,8 % en 2025, une amélioration notable dans un contexte sécuritaire et économique toujours difficile.
Cette performance s’accompagne d’une croissance estimée à 5,3 % en 2025, contre 4,8 % en 2024, portée notamment par les services, l’agriculture et la reprise des activités minières. La Banque mondiale relève également une inflation en baisse, estimée à -0,5 % en 2025.
Pour Ouagadougou, cette consolidation budgétaire traduit les efforts de maîtrise des dépenses publiques, de mobilisation des recettes et de relance de certains secteurs productifs, notamment l’or et l’agriculture.
L’économie burkinabè reste toutefois exposée aux défis sécuritaires, à la pression sociale et aux besoins élevés de financement. La Banque mondiale estime que la croissance pourrait atteindre 6,1 % en 2026, à condition d’une amélioration durable de la sécurité, d’une stabilité politique et d’une bonne pluviométrie.

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