Par Ilyass Chirac Poumie
Les autorités locales redoutent en effet toute mobilisation de l’opposition, surtout dans un contexte où la scène politique est marquée par des restrictions sévères à l’endroit des partis critiques du pouvoir. Le MRC, principal parti d’opposition dirigé par Maurice Kamto, a souvent dénoncé ce qu’il qualifie de « musellement de l’expression démocratique » et de « répression systématique » de ses militants.
La décision visant le Dr Boutché Jean Marc a provoqué des réactions contrastées. D’un côté, des voix proches de l’administration estiment qu’il s’agit d’une mesure préventive pour éviter des troubles à l’ordre public. De l’autre, plusieurs sympathisants du Mrc dénoncent une atteinte flagrante aux droits politiques et à la liberté d’association.
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités administratives de Maroua, mais cette affaire vient une nouvelle fois illustrer les tensions persistantes entre le pouvoir et l’opposition dans la perspective des prochaines échéances électorales.
